Les enjeux d’un nouveau centre de valorisation

Garantir la continuité du service public de traitement des déchets

Moyennant des programmes renforcés de maintenance et de gros entretiens annuels, la fin d’exploitation du centre Ivry-Paris XIII pourra être repoussée à 2023, année au-delà de laquelle la poursuite de son fonctionnement ne pourrait sans doute plus être assurée.

Le respect de cette échéance de 2023 est donc un impératif pour la mise en service de la nouvelle UVE du futur centre afin de garantir une continuité de service public de traitement des déchets de l’agglomération parisienne, et tout particulièrement des déchets provenant du bassin versant d’Ivry-Paris XIII, selon une logique de traitement de proximité et en ayant recours au principe de fonctionnement en réseau des installations du Syctom.

Contribuer à la suppression de la mise en décharge des ordures ménagères résiduelles

Aujourd’hui, faute de capacités de traitement suffisantes, l’agglomération parisienne envoie encore chaque année 130 000 tonnes de déchets ménagers en enfouissement, principalement en Seine-et-Marne.

La LTE-CV impose de « réduire de 30% des quantités de déchets non-dangereux non-inertes admis en installation de stockage en 2020 par rapport à 2010 et de 50% en 2025 » (Art. 70, V.1).

Le projet doit ainsi permettre de contribuer à la fin de la mise en décharge des ordures ménagères brutes produites par les habitants du territoire du Syctom, le seul recours acceptable pour cette mise en décharge portant sur les déchets ultimes, conformément aux dispositions du PREDMA et de la LTE-CV.

Maintenir une alimentation en vapeur du réseau de chauffage urbain

Aujourd’hui, l’usine d’Ivry-Paris XIII alimente (chauffage urbain et eau chaude sanitaire) l’équivalent de 100 000 logements sur Paris ou la petite couronne, au travers du réseau de chaleur de la CPCU.

La transformation du centre d’Ivry-Paris XIII doit donc garantir une pérennité de l’approvisionnement en vapeur, puisque cette énergie renouvelable et de récupération est préférable à l’emploi d’énergies fossiles. Cette valorisation sous forme de chaleur est conforme aux objectifs fixés par le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) d’Ile-de-France.

Respecter la hiérarchie des modes de traitement

Le projet d’Ivry-Paris XIII doit permettre d’adapter le mode de traitement à la nature des déchets collectés par les collectivités locales et aux efforts de prévention et de tri des habitants. Il doit permettre la valorisation des déchets ménagers dans le strict respect de la hiérarchie des modes de gestion des déchets ménagers, définie dans les textes de loi nationaux et européens.

La nouvelle installation sera capable à partir des OMr d’isoler différentes fractions qui feront l’objet d’un traitement distinct et adapté à leur nature.

Par une réduction de moitié des tonnages incinérés, le projet s’inscrit ainsi dans les orientations adoptées par l’Union européenne dans la directive déchets du 19 novembre 2008 et reprises dans les lois Grenelle 1 et 2, l’ordonnance du 17 décembre 2010 et le PREDMA d’Île-de-France.

Le projet prévoit la maîtrise et le suivi des impacts sanitaires et environnementaux au-delà des exigences fixées par les normes européennes, notamment par la mise en œuvre des Meilleures techniques disponibles (MTD).

Imaginer une installation évolutive permettant de s’adapter aux volumes de déchets produits par les habitants

Le principe d’évolutivité et de réversibilité de la future installation figure dans la décision post-débat public du 12 mai 2010. Selon ce principe, le centre devra pouvoir être adapté, durant toute sa durée de vie, à l’évolution des gisements et aux évolutions technologiques et réglementaires.

En particulier, le projet prévoit des fours susceptibles de brûler de la biomasse dans la perspective future d’une diminution des tonnages de déchets à incinérer.

Assurer une intégration exemplaire

Au regard des aménagements décidés ou en cours de décision à Ivry-sur-Seine et à Paris, l’intégration architecturale et paysagère du projet doit être exemplaire. Une démarche HQE est prévue.

Le projet prévoit aussi la mise en œuvre d’une charte de qualité environnementale en matière de gestion du site en phase de construction, d’exploitation et de déconstruction, ainsi qu’une démarche HQAC afin de valoriser et explorer le potentiel culturel et artistique du futur chantier.

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