La gestion métropolitaine des OMr

Le dispositif de traitement des OMr à l’échelle du Syctom repose sur une division du territoire en plusieurs bassins versants, chacun doté d’une installation de traitement ou de réception. Les déchets d’un bassin versant sont ainsi orientés vers l’installation correspondante (exception faite de tonnages garantis vers des installations extérieures) sauf :

  • en cas d’indisponibilité totale ou partielle des équipements d’une usine, auquel cas les OMr sont prioritairement transférées vers les autres installations du Syctom ;
  • en cas de saturation des installations du Syctom, auquel cas les OMr sont transférées vers des sites extérieurs, dont les propriétaires ont signé des conventions avec le Syctom, et à défaut de capacité disponible en enfouissement.

Les OMr sont donc traitées prioritairement par les 3 UVE du Syctom (qui peuvent fonctionner en réseau), puis par les installations des syndicats voisins et des opérateurs privés dans la limite des capacités disponibles, et à défaut conduites en enfouissement.

Les bassins versants des OMr au 1er janvier 2017
Les bassins versants des OMr au 1er janvier 2017

Le rôle du centre d’Ivry-Paris XIII

Le centre d’Ivry-Paris XIII réceptionnait jusqu’à la fin de l’année 2017 des OMr, valorisées énergétiquement dans l’UIOM, des papiers et emballages triés dans le centre de tri et les déchets des particuliers apportés en déchèterie. À ce jour, il ne réceptionne plus que des OMr, en majorité en provenance du bassin versant d’Ivry-Paris XIII, qui comprend à titre indicatif 13 communes du Val-de-Marne, 12 arrondissements de Paris et une commune des Hauts-de-Seine (soit au total environ 1,4 million d’habitants). En 2016, l’UIOM d’Ivry-Paris XIII a ainsi traité à elle seule environ 660 000 tonnes sur les 1 890 930 tonnes d’OMr produites sur le territoire du Syctom.

La reconstruction d’une installation de traitement des OMr à Ivry-Paris XIII se justifie donc aussi bien à l’échelle du bassin versant, afin de répondre aux besoins de traitement et de disposer d’une option de traitement de proximité, qu’à l’échelle du Syctom, afin de permettre le fonctionnement en réseau des installations.

En outre, compte-tenu du développement de la collecte séparée des biodéchets et de sa généralisation prévue pour 2025, la future installation d’Ivry-Paris XIII doit disposer de capacités de réception de biodéchets.