L’unité de valorisation énergétique

Le phasage nécessaire de l’opération, conduit le Syctom à déposer des demandes d’autorisation pour la première phase du projet, à savoir l’exploitation de l’UVE d’une capacité d’incinération de 350 000 tonnes.

La future UVO sera donc construite ultérieurement, une fois l’UIOM actuelle démolie et fera l’objet de secondes demandes d’autorisation déposées ultérieurement, dans la perspective d’une mise en service en 2027. La plateforme fluviale sera intégrée à cette seconde étape.

Aussi le projet objet des demandes d’autorisation d’exploiter et de permis de construire (valant permis de démolir l’usine actuelle) comprend-il uniquement :

  • une UVE d’une capacité de traitement de 350 000 tonnes, soit la moitié de la capacité de traitement de l’UIOM actuelle prise en référence dans le PREDMA dans les installations présentes en 2005 ;
  • une capacité annuelle de transfert pouvant aller jusqu’à 140 000 tonnes, prévue de manière transitoire pendant la période de déconstruction de l’UIOM actuelle et de construction de la future unité de valorisation organique.

Le principe général de fonctionnement de l’UVE

Schéma d’une ligne de traitement

Schéma d’une ligne de traitement

L’UVE sera principalement composée des équipements suivants :

  • des installations de réception et de contrôle des déchets entrants ;
  • une fosse pour le stockage des déchets, avec des équipements permettant le rechargement ;
  • deux lignes fours-chaudières de capacité identique et capables de valoriser des ordures ménagères ainsi que des déchets à haut PCI ;
  • un groupe turbo-alternateur (composé d’une turbine et d’un alternateur pour produire de l’électricité) ;
  • un système de traitement des fumées de type sec associé à chaque ligne de four-chaudière ;
  • des dispositifs nécessaires à la production de vapeur et d’électricité ;
  • des équipements et ouvrages de gestion des résidus solides (mâchefers, cendres…) ;
  • des équipements et ouvrages de traitement des odeurs et des eaux.

L’énergie produite sera principalement valorisée sous forme de vapeur (qui sera livrée à la CPCU) et d’électricité (qui sera utilisée pour couvrir les besoins du centre, tandis que le surplus pourra être réinjecté sur le réseau public de transport d’électricité).

Les orientations architecturales et paysagères

Le futur site d’Ivry-sur-Seine s’inscrit dans un paysage urbain en pleine mutation.

Ainsi, la conception architecturale et paysagère du projet a été établie de manière à prendre en compte les spécificités du contexte dans lequel il s’implante. Pour cela, il répond à plusieurs objectifs :

  • affirmer l’identité de l’usine dans la ville, repère architectural emblématique du secteur ;
  • faciliter les continuités urbaines avec les quartiers alentours et organiser la perception visuelle de l’usine ;
  • garantir des espaces paysagers de qualité et accorder une place importante à la végétalisation.

Le parti-pris architectural

Copyright : Syctom, Groupement IP13

Les effets attendus sur l’environnement

Des effets positifs sur l’empreinte de l’installation dans son environnement par rapport à l’UIOM actuelle : les rejets atmosphériques seront réduits grâce à un traitement des fumées performant et à une capacité d’incinération réduite de 50%. En outre, les prélèvements d’eau en Seine seront diminués de 99,7%.

La mise en œuvre des Meilleures technologies disponibles (MTD) pour la maîtrise des nuisances et des rejets : les niveaux de polluants seront inférieurs de moitié voire par rapport aux seuils réglementaires en vigueur. En outre, les rejets d’eaux industrielles traitées seront considérablement réduits, un dispositif performant de traitement des odeurs sera installé, le nombre de camions en circulation et les émissions sonores diminueront.

Un approvisionnement garanti du réseau de chaleur et une production électrique couvrant les besoins : l’approvisionnement en vapeur de la CPCU sera maintenu et l’ensemble des besoins en autoconsommation (chaleur et électricité) de l’UVE seront assurés.

Des impacts limités et accompagnés de mesures de réduction et de compensation : le projet n’aura pas d’impact significatifs sur le milieu naturel. Les toits et façades seront végétalisés et un éclairage adapté à la biodiversité sera mis en place.

Une démarche HQE permettant d’obtenir des performances environnementales supérieures.

La prise en compte du risque dans le projet : la réduction à la source des potentiels de danger sera assurée par des dispositions constructives adaptées. Par ailleurs, la redondance des équipements, les barrières de sécurité en prévention et en protection garantiront la maîtrise des risques d’incendie et d’explosion au-delà des exigences réglementaires usuelles.

Une surveillance de l’installation qui associe les riverains : la Commission de suivi de site (CSS) se tiendra annuellement sous l’égide du préfet. La Charte de qualité environnementale élaborée avec les partenaires du projet et les parties prenantes de la concertation de 2011 s’appliquera à toutes les phases du projet.

Les grandes étapes des travaux

La durée prévisionnelle du chantier est de 5 ans et demi.

Il se déroulera en deux étapes clés :

  • 1. la construction de la nouvelle UVE (en parallèle de l’exploitation de l’UIOM) ;
  • 2. la déconstruction de l’UIOM (en parallèle de l’exploitation de l’UVE).

La réalisation des travaux de l’UVE se déroulera sur un périmètre contraint, attenant à l’UIOM actuelle et permettant de la maintenir en exploitation durant les travaux afin de garantir la continuité du service public de traitement des déchets ménagers.